C'est, comme son nom l'indique, un pois qui pousse dans la terre. Et oui, comme l'arachide, et pas du tout comme nos mojettes vendéennes !
C'est un aliment très courant dans la cuisine malgache, en général cuisiné avec du porc, et c'est excellent !
Sur le terrain près de Moramanga, où nos amis développent leur projet agricole, c'est pour l'instant la principale culture, qui doit leur permettre des rentrées de fonds assurant la viabilité du projet, car les litchis et le ravintsara ne sont pas productifs immédiatement. Trois hectares sont déjà plantés, et bientôt deux hectares le seront.
Sachez qu'il est possible d'en goûter en France : vous en trouverez dans les épiceries africaines ou exotiques, et pourrez ainsi mieux saisir de quoi il s'agit !!!
Voici un lien pour vos aventures culinaires : http://suismoiencuisine.canalblog.com/archives/2013/04/24/26993091.html
Bonne dégustation...
dimanche 10 janvier 2016
Projet agricole, l'avancée des travaux
En germe depuis longtemps, le projet agricole porté par le Centre Handri démarre enfin en 2015 !
Deux maisons d'habitation ont été construites pour les familles de paysans, ainsi qu'un hangar et deux puits.
Le motoculteur est aussi arrivé, avec tout son équipement : les cultures peuvent donc commencer ! Et ce sont donc plus de quatre hectares qui ont déjà été plantés : 3 hectares de pois de terre, un de riz, et quelques cultures de subsistance pour les agriculteurs (brèdes, maïs, manioc, patates ou gingembre, plus quelques courges, à l'essai).
L'objectif, avant l’arrivée de la saison sèche est de cultiver 02 ha de plus en pois de terre, et planter les 500 pieds de litchis et les 500 pieds de ravintsara...
Difficile encore de tirer un bilan de ces premières plantations, mais Hanta et Bertrand nous disent déjà que, si a priori le pois de terre convient bien au sol, la récolte en riz n'est pas fabuleuse.
En 2016, les travaux continuent, avec comme objectif, outre la poursuite des plantations, la construction de la troisième maison, un séchoir, un hangar de stockage, et surtout la réalisation d'un pare-feu de 20 mètres, pour se garantir des feux de brousse.
Nous souhaitons à nos amis malgaches la réussite dans ce projet, dont l'objectif est de favoriser leur autonomie.
Deux maisons d'habitation ont été construites pour les familles de paysans, ainsi qu'un hangar et deux puits.
Le motoculteur est aussi arrivé, avec tout son équipement : les cultures peuvent donc commencer ! Et ce sont donc plus de quatre hectares qui ont déjà été plantés : 3 hectares de pois de terre, un de riz, et quelques cultures de subsistance pour les agriculteurs (brèdes, maïs, manioc, patates ou gingembre, plus quelques courges, à l'essai).
L'objectif, avant l’arrivée de la saison sèche est de cultiver 02 ha de plus en pois de terre, et planter les 500 pieds de litchis et les 500 pieds de ravintsara...
Difficile encore de tirer un bilan de ces premières plantations, mais Hanta et Bertrand nous disent déjà que, si a priori le pois de terre convient bien au sol, la récolte en riz n'est pas fabuleuse.
En 2016, les travaux continuent, avec comme objectif, outre la poursuite des plantations, la construction de la troisième maison, un séchoir, un hangar de stockage, et surtout la réalisation d'un pare-feu de 20 mètres, pour se garantir des feux de brousse.
Nous souhaitons à nos amis malgaches la réussite dans ce projet, dont l'objectif est de favoriser leur autonomie.
dimanche 20 décembre 2015
Parler de l'école à Madagascar à des enfants de 12 ans vivant en France
Au collège de Trignac, près de Saint Nazaire. Cours d'histoire-géo de 5e, sur le droit à l'éducation. Je suis invitée par ma collègue dans sa classe, pour répondre aux questions des élèves, en fonction de ce que je connais sur la situation malgache...
Après avoir situé Madagascar sur un planisphère, rappelé que c'est un pays plus grand que la France, et que les réalités sont donc différentes d'une région à une autre, nous discutons de ce que cela veut dire "pays pauvre" : pour les élèves, tout le monde est pauvre et en haillon... Les photos permettent de montrer qu'il ne peut pas y avoir de généralisation. Il y a des gens riches à Madagascar, et il y a des richesses dans l'île : pierres précises, métaux, vanille, et autres plantes utilisées en pharmacie ou parfumerie. Malgré tout, nous essayons d'imaginer ce que cela représente : 85 % de la population vit avec mois de 2€ /jour. J'explique que certains vivent même avec moins de 1€/ jour.
C'est le point de départ pour parler du taux de scolarisation : aujourd'hui, 75% des enfants d'âge primaire sont scolarisés. Si ce taux est supérieur à d'autres pays africains, il est important de se rendre compte qu'il a régressé depuis 2009. En 2009, 83% des enfants d'âge primaires étaient scolarisés. La crise économique et politique a des conséquences directes sur la vie des enfants. A 12 ans, l'âge des élèves que j'ai en face de moi, 99% des enfants sont scolarisés en France. A Madagascar, c'est entre 24% et 30 % .
Nous avons donc parlé de ce que font les enfants qui ne vont pas à l'école : s'ils n'y vont pas, c'est par manque d'argent et parce qu'il faut que chacun travaille. Ces enfants font des travaux souvent pénibles, sont embauchés à la journée. Aucune certitude de ce que sera le lendemain... Porter des charges lourdes, travailler dans les rizières ou dans les champs, tenter de récupérer quelques ariary avec des objets jetés dans les poubelles... Non, les enfants qui ne vont pas à l'école n'ont pas de la chance, comme je l'ai entendu ! Ils ne jouent pas à la console ou sur leur smartphone !
J'ai aussi parlé des enfants du centre Handri, qui sont scolarisés grâce aux parrainages, et qui sont très investis dans leur scolarité : quel sens cela a-t-il, pour ces enfants, d'aller à l'école ? "Avoir un bon métier", "avoir un bon salaire" me répond-on. Oui, mais pas seulement : aider les autres et aider le pays à se développer. Pouvoir choisir sa vie.
En voyant des photos de paysage, nous avons évoqué le fait qu'aller à l'école, c'est aussi avoir une vision plus large sur les questions environnementales par exemple. Photo de terres brûlées, de lavaka : la protection de l'île passera par l'éducation de ses enfants.
Peut-être parce que dans l'Ouest de la France la question école publique / école privée est très présente, les élèves m'ont aussi demandé s'il y avait un système scolaire public : nous avons donc parlé de qualité de l'enseignement, qui est une donnée importante. Et c'est un des soucis à Madagascar : manque de formation, manque de rémunération, l'enseignement public n'est pas d'une grande qualité ! Dès que les familles ont un peu d'argent, elles scolarisent leurs enfants dans le privé, qui est très développé et très hiérarchisé. Les écolages peuvent aller de 30€/ an à 300€ / mois au lycée français d'Antananarivo. Évidemment, les enseignants (dans les EPP, les enseignants étaient recrutés avec un niveau 5e), les conditions matérielles (matériel scolaire, nombre d'enfants par classe, ...) ne sont pas les mêmes ! Et à 70 élèves par classe, on ne parle pas d'aide individualisée.
Ces échanges sont riches, ils permettent de donner du sens à ce qui est appris en classe.
Pour les enfants en France, l'école est une évidence, et souvent une contrainte. Se décentrer un peu, travailler sur les préjugés, parler de solidarité... Quand la sonnerie a retenti, un grand gaillard, m'a dit "on continue, après la récré ?"
Après avoir situé Madagascar sur un planisphère, rappelé que c'est un pays plus grand que la France, et que les réalités sont donc différentes d'une région à une autre, nous discutons de ce que cela veut dire "pays pauvre" : pour les élèves, tout le monde est pauvre et en haillon... Les photos permettent de montrer qu'il ne peut pas y avoir de généralisation. Il y a des gens riches à Madagascar, et il y a des richesses dans l'île : pierres précises, métaux, vanille, et autres plantes utilisées en pharmacie ou parfumerie. Malgré tout, nous essayons d'imaginer ce que cela représente : 85 % de la population vit avec mois de 2€ /jour. J'explique que certains vivent même avec moins de 1€/ jour.
![]() |
| Sortie d'école à midi, sur la RN7 |
C'est le point de départ pour parler du taux de scolarisation : aujourd'hui, 75% des enfants d'âge primaire sont scolarisés. Si ce taux est supérieur à d'autres pays africains, il est important de se rendre compte qu'il a régressé depuis 2009. En 2009, 83% des enfants d'âge primaires étaient scolarisés. La crise économique et politique a des conséquences directes sur la vie des enfants. A 12 ans, l'âge des élèves que j'ai en face de moi, 99% des enfants sont scolarisés en France. A Madagascar, c'est entre 24% et 30 % .
Nous avons donc parlé de ce que font les enfants qui ne vont pas à l'école : s'ils n'y vont pas, c'est par manque d'argent et parce qu'il faut que chacun travaille. Ces enfants font des travaux souvent pénibles, sont embauchés à la journée. Aucune certitude de ce que sera le lendemain... Porter des charges lourdes, travailler dans les rizières ou dans les champs, tenter de récupérer quelques ariary avec des objets jetés dans les poubelles... Non, les enfants qui ne vont pas à l'école n'ont pas de la chance, comme je l'ai entendu ! Ils ne jouent pas à la console ou sur leur smartphone !
J'ai aussi parlé des enfants du centre Handri, qui sont scolarisés grâce aux parrainages, et qui sont très investis dans leur scolarité : quel sens cela a-t-il, pour ces enfants, d'aller à l'école ? "Avoir un bon métier", "avoir un bon salaire" me répond-on. Oui, mais pas seulement : aider les autres et aider le pays à se développer. Pouvoir choisir sa vie.
En voyant des photos de paysage, nous avons évoqué le fait qu'aller à l'école, c'est aussi avoir une vision plus large sur les questions environnementales par exemple. Photo de terres brûlées, de lavaka : la protection de l'île passera par l'éducation de ses enfants.
| EPP près du Canal des Pangalanes |
| Une des écoles où vont les enfants du centre Handri, près de Tana |
Peut-être parce que dans l'Ouest de la France la question école publique / école privée est très présente, les élèves m'ont aussi demandé s'il y avait un système scolaire public : nous avons donc parlé de qualité de l'enseignement, qui est une donnée importante. Et c'est un des soucis à Madagascar : manque de formation, manque de rémunération, l'enseignement public n'est pas d'une grande qualité ! Dès que les familles ont un peu d'argent, elles scolarisent leurs enfants dans le privé, qui est très développé et très hiérarchisé. Les écolages peuvent aller de 30€/ an à 300€ / mois au lycée français d'Antananarivo. Évidemment, les enseignants (dans les EPP, les enseignants étaient recrutés avec un niveau 5e), les conditions matérielles (matériel scolaire, nombre d'enfants par classe, ...) ne sont pas les mêmes ! Et à 70 élèves par classe, on ne parle pas d'aide individualisée.
Ces échanges sont riches, ils permettent de donner du sens à ce qui est appris en classe.
Pour les enfants en France, l'école est une évidence, et souvent une contrainte. Se décentrer un peu, travailler sur les préjugés, parler de solidarité... Quand la sonnerie a retenti, un grand gaillard, m'a dit "on continue, après la récré ?"
dimanche 8 novembre 2015
Bilan de l'assemblée générale 2015
Notre association est entrée dans sa 10ème année
d'existence. L'assemblée générale du 22 août à Pornic a été riche de
débats. Ils sont
certainement la conséquence d'une évolution inévitable parce que notre
association « grandit », même si elle conserve sa taille humaine et ses
objectifs fondamentaux. Plus de 100 adhérents maintenant. Nous
parrainions au départ 7 enfants, maintenant 33 dont 6 en enseignement
supérieur. Les transferts financiers à Madagascar ont été multipliés par
3 entre 2008 et 2014. Nous avons toujours une très grande confiance
dans le travail de prise en charge des enfants et jeunes au Centre
Handri. Sans ce Centre, sans la compétence et le dévouement de Hanta et
Bertrand, sans votre soutien, ces jeunes ne pourraient construire leur
avenir comme ils peuvent le faire dans un pays où tout va mal.
Le Centre s'est aussi engagé dans un projet ambitieux d'exploitation agricole avec pour objectif de dégager des revenus, à terme. Nous avons accepté de les soutenir mais ceci nécessite des partenariats techniques et des subventions notamment de collectivités territoriales, ce qui implique des évolutions dans nos relations avec le Centre. La relation de confiance par rapport au travail éducatif ne suffit plus. Nous sommes prêts à les accompagner dans ce pari exigeant et ambitieux pour l'avenir...
Jean-Claude Dessaivre
Le Centre s'est aussi engagé dans un projet ambitieux d'exploitation agricole avec pour objectif de dégager des revenus, à terme. Nous avons accepté de les soutenir mais ceci nécessite des partenariats techniques et des subventions notamment de collectivités territoriales, ce qui implique des évolutions dans nos relations avec le Centre. La relation de confiance par rapport au travail éducatif ne suffit plus. Nous sommes prêts à les accompagner dans ce pari exigeant et ambitieux pour l'avenir...
Jean-Claude Dessaivre
vendredi 3 juillet 2015
La gueule du loup, de Marion Brunet
Un roman jeunesse qui ose parler de prostitution des mineures à Madagascar, un roman jeunesse qui ose parler de tourisme sexuel... Non, Madagascar n'est pas toujours un paradis !
Lou et Mathilde, le bac en poche, s’offrent des
vacances au bout du monde avant d’entrer dans l’univers des adultes. Les voilà donc à Madagascar,
profitant des délices du soleil, de la plage et d’une nature sauvage. Un
peu trop sauvage aux yeux de Lou qui craque face à un insecte
aux dimensions géantes. Premier accroc dans ce cadre idyllique : les
deux amies se disputent et découvrent que leurs différences peuvent les
blesser, voire les séparer. Elles décident de se rendre à Tana pour retrouver un peu de civilisation.
Dans la ville, Lou retrouve un peu ses
repères mais les adolescentes doivent regarder en face l’autre vérité
d’un pays aux abois : misère, prostitution, violence… Une femme tente
même de leur vendre son bébé. Tout bascule lorsqu’elles découvrent que
leur voisin de chambre séquestre une jeune fille de leur âge, la
soumettant à une véritable torture, physique et psychologique. Il leur
est impossible de ne pas réagir et elles se mettent en danger, se
plaçant entre la victime et son bourreau. Cet acte les entraîne dans un
périple à travers le pays, les amenant au cœur d’un cauchemar éveillé
qui n’aura de cesse de se répéter.
Un roman complexe, entre thriller et
récit initiatique, qui offre aussi de belles descriptions du pays, de
ses habitants et des traditions. Publié chez Sarbacane dans la collection Exprim', qui s'adresse à des ados, c'est un roman dur, angoissant. A conseiller aux plus grands...
Est-ce un hasard si un autre roman, un polar publié par No Comment parle aussi de prostitution des mineures et de tourisme sexuel ? Dans La gueule du loup, de Marion Brunet, le prédateur est un homme réellement dangereux. Dans ce polar lu récemment, Filière malgache, de Pierre Maury, il est question de trafic humain, d'esclavage moderne. Petit polar bien ficelé, qui a d'ailleurs obtenu le Prix du livre insulaire, il met en scène un journaliste vasaha, dont l'enquête sur le trafic d'êtres humains évolue de façon imprévue.
Non, ce n'est pas un hasard, ces deux romans parus presque simultanément, c'est que la question est inévitable... Pour plus d'infos, sur ce sujet : ce reportage de TV5Monde sur l'ONG ECPAT, ainsi que le site de cette ONG.
dimanche 14 juin 2015
Musiques malgaches : Malagasy Gospel et Damily en tournée
Le Malagasy Gospel, c'est un projet né de l'association Eau de Coco, de Tuléar.
Damily, c'est une des figures emblématiques du Tsapiki, originaire lui aussi de la région de Tuléar.
Ils sont en tournée en France et en Europe en ce moment...
Le lien pour en savoir plus et connaître les dates de Damily
Pour en savoir plus sur le Malagasy Gospel, c'est ici
Damily, c'est une des figures emblématiques du Tsapiki, originaire lui aussi de la région de Tuléar.
Ils sont en tournée en France et en Europe en ce moment...
Le lien pour en savoir plus et connaître les dates de Damily
Pour en savoir plus sur le Malagasy Gospel, c'est ici
mercredi 3 juin 2015
Course des héros le dimanche 21 juin à St Cloud (92)
Nous nous proposons de renouveler l'initiative de l'an dernier. Nous avions inscrits 8 coureurs pour l'association pour cette course organisée en juin 2014 par la plate forme Alvarum à St Cloud. Vous avez certainement été sollicités pour « sponsoriser » un de ces coureurs (ou marcheurs) qui ont courageusement assumé leur statut de « héros ». Ce fut pour nous un succès inespéré : 3883 € de bénéfices. Inutile de vous dire la joie à Madagascar quand nous leur avons communiqué ce chiffre. Cette somme a permis de financer les travaux de construction de la maison des enfants, la réhabilitation du poulailler et la fabrication de briques sur le terrain de Morarano Gara.
| la maison des enfants |
Nous ne pouvons pas faire moins bien cette année. De la discussion avec les responsables du Centre, il ressort que les bénéfices 2015 pourront, dans un premier temps, être utilisés essentiellement pour les études : coûts des études supérieures (de l'ordre de 3 fois le parrainage), achat de livres et dictionnaires, cours particuliers notamment en français. Si possible, le financement d'une des maisons du terrain de Morarano Gara est envisagé.
| les étudiants, Jean-Claude, Hanta, Bertrand |
Vous pouvez « participer » de deux façons : soutenir un coureur de l'association (les dons se font sur le site Alvarum) ou courir ou marcher 6 km le 21 juin et récolter au moins 250 € de dons. Pour les modalités concrètes, contacter un des membres du CA de l'association que vous connaissez… et vous deviendrez un-e- héros- héroïne !
Pour accéder aux pages de collectes des Amis d'Handri, c'est ici :
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