Affichage des articles dont le libellé est Moramanga. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Moramanga. Afficher tous les articles

mercredi 16 janvier 2019

Le projet agricole de Morarano Gara

Un projet qui se concrétise grâce à des subventions

Dès 2012, quand ce projet de terrain agricole a vu le jour, notre association a apporté une contribution pour les premières dépenses. A partir de 2015, quand les besoins financiers sont devenus plus importants pour vraiment démarrer les travaux, nous avons décidé de solliciter le soutien de collectivités territoriales et nous avons obtenu des subventions du département de Loire-Atlantique et de la ville de Nantes. Nous n’en avons pas sollicité en 2016 afin de laisser un peu de temps et voir comment le projet évoluait. Ce soutien nous a été renouvelé en 2017 et 2018. Pour cette année 2018, nous avons obtenu, en juillet, 4000 € du département et, en décembre, 2000 € de la ville de Nantes (nous avions postulé pour le deuxième appel à projets car le dossier n’était pas prêt pour le premier en janvier). Nous avons également sollicité cette année, pour la première fois, l’ASCODE, pour l’ensemble de nos interventions en soutien au Centre Handri. Il s’agit d’un groupement de communes de Loire-Atlantique et nous avons obtenu en décembre 800 €.
Nous remercions très sincèrement le département de Loire-Atlantique, la ville de Nantes et l’ASCODE pour leur soutien. Sans eux le projet n’aurait pas pu démarrer et évoluer de cette façon. Nous avons pu depuis 2012 y contribuer pour 31 270 € dont 60 % en provenance des collectivités territoriales.
Nous bénéficions aussi pour ce projet du soutien de la société Graphybox de Grandchamps des Fontaines qui nous attribue 600 € par an. Qu’elle soit aussi remerciée.




vendredi 11 janvier 2019

L'exploitation agricole de Morarano Gara


Voici les dernières nouvelles du projet agricole du centre Handri à Morarano Gara, près de Moramanga.

Sur le terrain de 40 ha, quatre familles sont installées et s’occupent des plantations et du bétail. Pour les gros travaux des paysans locaux sont embauchés ponctuellement.
Une 5ème maison est en cours de construction, qui devrait permettre à Hanta et Bertrand, par exemple, de dormir sur place lorsqu'ils vont à Morarano.
Une vingtaine d’hectares sont actuellement cultivés (riz pluvial, pois de terre, pois du Cap, haricots, maïs) ou plantés (litchis, jacquiers, caféiers…) D’autres plantations sont prévues : acacias, ravintsara, eucalyptus, etc.
Le cheptel s’agrandit petit à petit : 3 vaches, 4 bœufs, 2 veaux… l’achat de vache laitière est, semble t-il, un peu problématique.
Il faut dire que les conditions sont parfois difficiles. L’année passée, il y a eu le cyclone, cette année, la pluie tarde. Malgré tout, il a pu être produit, en un an, 7 tonnes de riz et un peu plus de 5 tonnes de pois de terre pour une recette de l’ordre de 2200 €, ce qui a permis de payer les salaires des paysans, les indemnités des familles et les frais de scolarité des enfants.
Pour les prochains mois, il est envisagé un essai de pisciculture.

dimanche 10 janvier 2016

Voanjobory, pois de terre, pois bambara, késako ?

C'est, comme son nom l'indique, un pois qui pousse dans la terre. Et oui, comme l'arachide, et pas du tout comme nos mojettes vendéennes !

C'est un aliment très courant dans la cuisine malgache, en général cuisiné avec du porc, et c'est excellent !

Sur le terrain près de Moramanga, où nos amis développent leur projet agricole, c'est pour l'instant la principale culture, qui doit leur permettre des rentrées de fonds assurant la viabilité du projet, car les litchis et le ravintsara ne sont pas productifs immédiatement. Trois hectares sont déjà plantés, et bientôt deux hectares le seront.

Sachez qu'il est possible d'en goûter en France : vous en trouverez dans les épiceries africaines ou exotiques, et pourrez ainsi mieux saisir de quoi il s'agit !!!

Voici un lien pour vos aventures culinaires : http://suismoiencuisine.canalblog.com/archives/2013/04/24/26993091.html
Bonne dégustation...



Projet agricole, l'avancée des travaux

En germe depuis longtemps, le projet agricole porté par le Centre Handri démarre enfin en 2015 !

Deux maisons d'habitation ont été construites pour les familles de paysans, ainsi qu'un hangar et deux puits.
Le motoculteur est aussi arrivé, avec tout son équipement : les cultures peuvent donc commencer ! Et ce sont donc plus de quatre hectares qui ont déjà été plantés : 3 hectares de pois de terre, un de riz, et quelques cultures de subsistance pour les agriculteurs (brèdes, maïs, manioc, patates ou gingembre, plus quelques courges, à l'essai).

L'objectif, avant l’arrivée de la saison sèche est de cultiver 02 ha de plus en pois de terre, et planter les 500 pieds de litchis et les 500 pieds de ravintsara...

Difficile encore de tirer un bilan de ces premières plantations, mais Hanta et Bertrand nous disent déjà que, si a priori le pois de terre convient bien au sol, la récolte en riz n'est pas fabuleuse.

En 2016, les travaux continuent, avec comme objectif, outre la poursuite des plantations, la construction de la troisième maison, un séchoir, un hangar de stockage, et surtout la réalisation d'un pare-feu de 20 mètres, pour se garantir des feux de brousse.

Nous souhaitons à nos amis malgaches la réussite dans ce projet, dont l'objectif est de favoriser leur autonomie.

dimanche 8 novembre 2015

Bilan de l'assemblée générale 2015

Notre association est entrée dans sa 10ème année d'existence. L'assemblée générale du 22 août à Pornic a été riche de débats. Ils sont certainement la conséquence d'une évolution inévitable parce que notre association « grandit », même si elle conserve sa taille humaine et ses objectifs fondamentaux. Plus de 100 adhérents maintenant. Nous parrainions au départ 7 enfants, maintenant 33 dont 6 en enseignement supérieur. Les transferts financiers à Madagascar ont été multipliés par 3 entre 2008 et 2014. Nous avons toujours une très grande confiance dans le travail de prise en charge des enfants et jeunes au Centre Handri. Sans ce Centre, sans la compétence et le dévouement de Hanta et Bertrand, sans votre soutien, ces jeunes ne pourraient construire leur avenir comme ils peuvent le faire dans un pays où tout va mal.

Le Centre s'est aussi engagé dans un projet ambitieux d'exploitation agricole avec pour objectif de dégager des revenus, à terme. Nous avons accepté de les soutenir mais ceci nécessite des partenariats techniques et des subventions notamment de collectivités territoriales, ce qui implique des évolutions dans nos relations avec le Centre. La relation de confiance par rapport au travail éducatif ne suffit plus. Nous sommes prêts à les accompagner dans ce pari exigeant et ambitieux pour l'avenir...

Jean-Claude Dessaivre

mercredi 3 juin 2015

Nouvelles du centre : le terrain près de Moramanga


Depuis plusieurs années, des démarches sont faites pour exploiter un terrain domanial de 40 ha à 150 km de Tana. L'objectif premier est de dégager, à terme, des ressources permettant au Centre un peu d'autonomie financière. Le second objectif sera de donner à terme un travail à 9 familles de paysans. Les démarches sont toujours en cours auprès des services topographiques pour le droit d'exploitation. Un changement de responsable fait espérer la fin de pratiques «  douteuses  ».
J'ai pu retourner sur ce terrain. Avant de faire des plantations, il faut construire des maisons pour loger ceux qui vont y travailler et en assurer le gardiennage. La première maison est déjà bien avancée (les pluies ont retardé le programme). La 2ème devrait démarrer bientôt. L'objectif est d'en construire 3 cette année. Elles seront habitées quand les 3 seront finies. Il n'est pas envisagé de mettre une famille seule pour des raisons de sécurité.






Les plans de litchis sont achetés. Ceux de caféiers sont prévus. Après les maisons, la priorité sera l'achat du tracteur et du matériel qui va avec. Ceci est conditionné par l'obtention des subventions que nous avons demandées à la région Pays de la Loire et au département de Loire-Atlantique. Nous ferons également une demande à la ville de Nantes en juin. Certains travaux pourront être démarrés avec des zébus. Les semis de pois de bambara sont prévus en novembre.

JCD





mercredi 5 novembre 2014

Nouvelles du centre, rentrée 2014

Scolarité
Nous avons eu la plupart des résultats scolaires. Il seront transmis aux parrains. Félicitations à Rojo pour son baccalauréat, à Dimby, Génie et Nambinintsoa pour leur Brevet et à Mika pour son CEPE. Deux enfants qui avaient des résultats très faibles dont l'un allait très irrégulièrement à l'école ne sont plus au Centre. Tous les autres, en primaire ou secondaire, passent en classe supérieure. Les passages pour ceux du supérieur n'étaient pas confirmés lors des derniers mails.
Santé
Un gros souci au Centre : la santé de Anjarasoa, enfant lourdement handicapée, parrainée par deux familles de l'association. Elle a été hospitalisée pendant une dizaine de jours.
Projets agricoles
Le chantier du terrain agricole de Moramanga avance.... avec toujours quelques imprévus. Les démarches administratives sont toujours longues... et onéreuses. Il a fallu refaire 10 000 briques car celles qui avait été obtenues étaient trop friables. Il y a des trous faits pour mettre l'engrais. Il faut acheter l'engrais. Ils espèrent aussi pouvoir s'acheter un motoculteur. Il restait environ 500 € sur les bénéfices de la Course des héros. Ils viennent de leur être envoyé pour cela. Dès qu'une ou des maisons seront construites et occupées, ils planteront les arbres fruitiers; il n'est pas envisageable de le faire avant par crainte des vols.
Le poulailler fait, il y a quelques années dans le Centre à Tana a été réhabilité. Les poussins devraient être achetés bientôt. Les bénéfices escomptés sont prévus pour financer les études supérieures (nous avions beaucoup parlé de ce point avec eux en mai et l'estimation des dépenses mensuelles pour les 5 concernés variaient entre 60 et 90 € par mois).

jeudi 7 novembre 2013

De l'estuaire de la Loire à Ambohidrapeto... l'amorce d'un échange




Au collège de Trignac, à côté de Saint Nazaire, on s'intéresse au développement durable : un terme fourre-tout, certes, mais auquel élèves et professionnels tentent de donner du sens. Le thème de cette année scolaire était la biodiversité. La classe de 6èmeF estampillée « classe environnement », a donc travaillé sur ce thème, en faisant le lien entre la biodiversité ici, en Brière, et là-bas, à Madagacar.

Pour cela, les élèves ont pu bénéficier d'un partenariat avec le Parc Régional de Brière, et faire des fiches sur les espèces présentes dans le marais : ils ont ensuite envoyé le fruit de leur travail aux enfants du centre Handri. Parallèlement, ils ont envoyé un appareil photo numérique à Madagascar, pour que les enfants du centre envoient des photos des espèces animales et végétales de leur environnement proche.

Ici, la carrière près du centre


Les courriers échangés par mail ont permis de faire plus ample connaissance. Nos élèves ont particulièrement été touchés par le peu de lien que les enfants qui vivent au centre ont avec leurs familles, même lorsqu'elles vivent dans les environs de Tana. Un autre moment fort : la remise des petits cadeaux envoyés par Hanta pour remercier chaque enfant : portes-clefs, mini-voitures, lémuriens en raphia ont eu un succès fou ! Même le principal du collège, qui a échangé par mail avec Hanta, a sa petite voiture qui trône sur son ordinateur ! Chacun sait maintenant situer Madagascar sur une carte, nous avons vu ensemble de nombreuses photos, avons lu un roman qui se passe à Nosy Be... et lorsqu'ils seront en 5ème, Madagascar sera le pays qui servira à l'étude du programme de géographie.

L'an prochain, ces élèves ne seront pas tous dans la même classe : ils ont malgré tout envie de continuer à échanger avec les jeunes malgaches : nous continuerons donc sûrement, dans le cadre du Club génération planète à construire ce lien. Les thèmes de rencontre ne manquent pas : la production alimentaire par exemple, car il y a un potager au collège, ainsi qu'un troc graines et plantes, pour développer l'idée de produire soi-même une partie de ce que l'on mange. Le lien avec le projet de plantation à Moramanga serait alors assez simple à construire. Ou bien ce pourrait être autour de la restauration scolaire, qui est en partie en bio et se fournit auprès de producteurs locaux. Nous pourrions alors réfléchir à l'aide au projet de cantine. Bref, nous ne manquons pas d'idées, et Hanta et Bertrand non plus ! Le plus difficile est de construire un projet qui ne soit pas uniquement dans l'aide financière même si la solidarité nous paraît une valeur importante à transmettre. Nous réfléchissons donc encore à la façon de construire un véritable échange, qui soit enrichissant pour tous et toutes...

Une petite vidéo sur le projet "développement durable" au collège de Trignac ici

Cécile

Retour de voyage



L'idée de partir à plusieurs « Amis d'Handri » à Madagascar avait germé, il y a un peu plus d'un an, à l'AG annuelle. Nous nous étions rencontré là-bas, il y a huit ans. Pour ce voyage, nous souhaitions revoir les amis, mais aussi découvrir un peu plus le pays, ses habitants, la culture... Option retenue, la RN7, un classique, certes, mais indémodable ! Nous n'arrivions pas tous ensemble, mais devions nous retrouver à Ifaty-Mangily, sur la plage.
 
Nous avons d'abord pris le temps de profiter de Tana, et des retrouvailles au centre Handri : le plaisir de retrouver Hanta et Bertrand, et leurs incroyables projets, l'émotion en visitant les bébés et leurs nounous (Elia, toujours présente, est le repère de tous ces bambins), et puis tout simplement, un repas partagé, où nous avons découvert ensemble comment était fait une cabosse et une fève de cacao. Plus tard dans la journée, nous avons profité d'une promenade dans les rizières pour discuter avec les enfants parrainés : le bac approchant, un peu d'inquiétude pointait...


Nous avons aussi pris le temps de la discussion. Pas facile, pour Hanta et Bertrand, de répondre par la négative aux demandes des habitants du quartier qui veulent leur confier leurs enfants. La paupérisation est évidente, et les capacités du Centre sont restreintes. Pas facile, pour nous, de donner notre avis sur les choix que doivent faire Hanta et Bertrand : nous leur avons redit qu'eux seuls pouvaient décider d'accueillir d'autres enfants. Nous avons aussi parlé du projet agricole, et Violaine et Myrielle ont pu aller voir le terrain à Moramanga. N'étant pas experts en agronomie, nous n'avons pas pu non plus les conseiller sur les essences à cultiver... mais avons redit que nous pouvions faire le lien avec un lycée agricole, en France.

En tout cas, leur volonté d'être le plus autonomes possible est bien réelle... D'ailleurs, la construction des futures chambres d'hôtes était commencé. Lorsque l'heure du départ a sonné, Hanta et Bertrand ont décidé de nous ramener...avec le nouveau minibus ! Les enfants parrainés qui le souhaitaient sont montés, on a allumé la radio, et c'était parti, pour une folle virée en musique !


Et puis, à nous la RN7 ... Nous nous sommes tous retrouvés à Ifaty-Mangily. Remisées, les chaussures ! Finis, les jeans... Cinq jours sur la plage, sans contraintes... ou presque ! Car il a tout de même fallu se lever de bonne heure, pour aller, en convoi de charrettes à zébu, voir la forêt de baobabs. A nous tous (nous étions tout de même 14!), c'est à peine si nous arrivions à encercler le plus gros d'entre eux !



Pour aller voir les baleines aussi, nous avons mis le réveil : mais quel spectacle ! Et pourtant, il a fallu les chercher : que d'excitation dans le bateau ! Il y a eu des cris, des larmes (de joie, de mal de mer), des chants, des rires... C'était tellement incroyable !
Les enfants, ensemble, ce sont fait de nouveaux amis. Ils parlent de la pauvreté, de la mendicité, des gens estropiés, des enfants endormis, en haillon, dans la rue. La misère est partout, encore plus visible qu'il y a cinq ans. Et nous revenons aussi avec ces images-là. Mais ce que nous retenons tous, ce sont les rires, les rencontres, la richesse d'une culture, la beauté des paysages, et la douceur de vivre.

Cécile

vendredi 10 mai 2013

février 2013, visite des Nantais

 

Déjà trois années que j’attendais ça, retrouver Madagascar, ses habitants si souriants, son ambiance « mora mora », ses paysages, son soleil, la pluie un peu aussi et bien sûr le centre Handri, Hanta, Bertrand et tous les autres.

Toutes les richesses que réserve ce pays que l’on dit pourtant si pauvre, je les ai encore une fois retrouvées, dans mon périple à travers le pays et la RN 7 en particulier et au cours de deux trop courtes journées avec les enfants du centre, Hanta, Bertrand et leurs enfants.
La première fut l’occasion de partager un repas et de distribuer vêtements, livres, lettres venus de France, un petit quelque chose pour chacun des enfants parrainés, qui, chaque fois apporte le bonheur de ce lien qui existe entre eux et nous, même s’il ne faut pas négliger l’importance des objets qui sont utiles et font vraiment plaisir.

La journée d’au revoir fut encore très festive et pour l’occasion tout le monde eut droit à une petite escapade hors du centre, dans une villa somptueuse prêtée par un membre de la famille d’Hanta. Au programme : piscine, billard, baby-foot, orchestre et chant…

Difficile au milieu de tout cela de placer quelques discussions quant aux relations entre nos associations et les projets en cours. Nous avons quand même pu échanger sur l’avancée du projet agricole, d’extension du centre pour accueillir davantage d’enfants et aussi d’une extension qui pourrait servir à accueillir les voyageurs comme nous.

Nous avons même imaginé que nous puissions venir pour participer concrètement à ces projets, aller planter du Ravintsara ou du café à Moramanga (1), monter des briques rouges à Ambohidrapeto (2)… Enfin, si certains d’entre vous étaient tentés par ce genre d’aventure et d’échanges n’hésitez pas à le faire savoir. Au-delà de notre aide, c’est aussi de ces échanges dont nous avons tous besoin.

Erwan Moinier

(1) Moramanga se situe entre Antanarivo et Tamatave, c’est là que se trouve un terrain agricole à exploiter
(2) Le centre Handri se trouve à Ambohidrapeto dans la banlieue de Tana