Un projet qui se concrétise grâce à des subventions
Dès 2012, quand ce projet de terrain agricole a vu le jour, notre
association a apporté une contribution pour les premières dépenses.
A partir de 2015, quand les besoins financiers sont devenus plus
importants pour vraiment démarrer les travaux, nous avons décidé
de solliciter le soutien de collectivités territoriales et nous
avons obtenu des subventions du département de Loire-Atlantique et
de la ville de Nantes. Nous n’en avons pas sollicité en 2016 afin
de laisser un peu de temps et voir comment le projet évoluait. Ce
soutien nous a été renouvelé en 2017 et 2018. Pour cette année
2018, nous avons obtenu, en juillet, 4000 € du département et, en
décembre, 2000 € de la ville de Nantes (nous avions postulé pour
le deuxième appel à projets car le dossier n’était pas prêt
pour le premier en janvier). Nous avons également sollicité cette
année, pour la première fois, l’ASCODE, pour l’ensemble de nos
interventions en soutien au Centre Handri. Il s’agit d’un
groupement de communes de Loire-Atlantique et nous avons obtenu en
décembre 800 €.
Nous remercions très sincèrement le département de
Loire-Atlantique, la ville de Nantes et l’ASCODE pour leur soutien.
Sans eux le projet n’aurait pas pu démarrer et évoluer de cette
façon. Nous avons pu depuis 2012 y contribuer pour 31 270 € dont
60 % en provenance des collectivités territoriales.
Nous bénéficions aussi pour ce projet du soutien de la société
Graphybox de Grandchamps des Fontaines qui nous attribue 600 € par
an. Qu’elle soit aussi remerciée.
Affichage des articles dont le libellé est Moramanga. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Moramanga. Afficher tous les articles
mercredi 16 janvier 2019
vendredi 11 janvier 2019
L'exploitation agricole de Morarano Gara
Voici les dernières nouvelles du projet agricole du centre Handri à Morarano Gara, près de Moramanga.
Sur le terrain de 40 ha, quatre familles sont installées et s’occupent des plantations et du bétail. Pour les gros travaux des paysans locaux sont embauchés ponctuellement.
Une 5ème maison est en cours de construction, qui devrait permettre à Hanta et Bertrand, par exemple, de dormir sur place lorsqu'ils vont à Morarano.
Une vingtaine d’hectares sont actuellement cultivés (riz pluvial, pois de terre, pois du Cap, haricots, maïs) ou plantés (litchis, jacquiers, caféiers…) D’autres plantations sont prévues : acacias, ravintsara, eucalyptus, etc.
Le cheptel s’agrandit petit à petit : 3 vaches, 4 bœufs, 2 veaux… l’achat de vache laitière est, semble t-il, un peu problématique.
Il faut dire que les conditions sont parfois difficiles. L’année passée, il y a eu le cyclone, cette année, la pluie tarde. Malgré tout, il a pu être produit, en un an, 7 tonnes de riz et un peu plus de 5 tonnes de pois de terre pour une recette de l’ordre de 2200 €, ce qui a permis de payer les salaires des paysans, les indemnités des familles et les frais de scolarité des enfants.
Pour les prochains mois, il est envisagé un essai de pisciculture.
dimanche 10 janvier 2016
Voanjobory, pois de terre, pois bambara, késako ?
C'est, comme son nom l'indique, un pois qui pousse dans la terre. Et oui, comme l'arachide, et pas du tout comme nos mojettes vendéennes !
C'est un aliment très courant dans la cuisine malgache, en général cuisiné avec du porc, et c'est excellent !
Sur le terrain près de Moramanga, où nos amis développent leur projet agricole, c'est pour l'instant la principale culture, qui doit leur permettre des rentrées de fonds assurant la viabilité du projet, car les litchis et le ravintsara ne sont pas productifs immédiatement. Trois hectares sont déjà plantés, et bientôt deux hectares le seront.
Sachez qu'il est possible d'en goûter en France : vous en trouverez dans les épiceries africaines ou exotiques, et pourrez ainsi mieux saisir de quoi il s'agit !!!
Voici un lien pour vos aventures culinaires : http://suismoiencuisine.canalblog.com/archives/2013/04/24/26993091.html
Bonne dégustation...
C'est un aliment très courant dans la cuisine malgache, en général cuisiné avec du porc, et c'est excellent !
Sur le terrain près de Moramanga, où nos amis développent leur projet agricole, c'est pour l'instant la principale culture, qui doit leur permettre des rentrées de fonds assurant la viabilité du projet, car les litchis et le ravintsara ne sont pas productifs immédiatement. Trois hectares sont déjà plantés, et bientôt deux hectares le seront.
Sachez qu'il est possible d'en goûter en France : vous en trouverez dans les épiceries africaines ou exotiques, et pourrez ainsi mieux saisir de quoi il s'agit !!!
Voici un lien pour vos aventures culinaires : http://suismoiencuisine.canalblog.com/archives/2013/04/24/26993091.html
Bonne dégustation...
Projet agricole, l'avancée des travaux
En germe depuis longtemps, le projet agricole porté par le Centre Handri démarre enfin en 2015 !
Deux maisons d'habitation ont été construites pour les familles de paysans, ainsi qu'un hangar et deux puits.
Le motoculteur est aussi arrivé, avec tout son équipement : les cultures peuvent donc commencer ! Et ce sont donc plus de quatre hectares qui ont déjà été plantés : 3 hectares de pois de terre, un de riz, et quelques cultures de subsistance pour les agriculteurs (brèdes, maïs, manioc, patates ou gingembre, plus quelques courges, à l'essai).
L'objectif, avant l’arrivée de la saison sèche est de cultiver 02 ha de plus en pois de terre, et planter les 500 pieds de litchis et les 500 pieds de ravintsara...
Difficile encore de tirer un bilan de ces premières plantations, mais Hanta et Bertrand nous disent déjà que, si a priori le pois de terre convient bien au sol, la récolte en riz n'est pas fabuleuse.
En 2016, les travaux continuent, avec comme objectif, outre la poursuite des plantations, la construction de la troisième maison, un séchoir, un hangar de stockage, et surtout la réalisation d'un pare-feu de 20 mètres, pour se garantir des feux de brousse.
Nous souhaitons à nos amis malgaches la réussite dans ce projet, dont l'objectif est de favoriser leur autonomie.
Deux maisons d'habitation ont été construites pour les familles de paysans, ainsi qu'un hangar et deux puits.
Le motoculteur est aussi arrivé, avec tout son équipement : les cultures peuvent donc commencer ! Et ce sont donc plus de quatre hectares qui ont déjà été plantés : 3 hectares de pois de terre, un de riz, et quelques cultures de subsistance pour les agriculteurs (brèdes, maïs, manioc, patates ou gingembre, plus quelques courges, à l'essai).
L'objectif, avant l’arrivée de la saison sèche est de cultiver 02 ha de plus en pois de terre, et planter les 500 pieds de litchis et les 500 pieds de ravintsara...
Difficile encore de tirer un bilan de ces premières plantations, mais Hanta et Bertrand nous disent déjà que, si a priori le pois de terre convient bien au sol, la récolte en riz n'est pas fabuleuse.
En 2016, les travaux continuent, avec comme objectif, outre la poursuite des plantations, la construction de la troisième maison, un séchoir, un hangar de stockage, et surtout la réalisation d'un pare-feu de 20 mètres, pour se garantir des feux de brousse.
Nous souhaitons à nos amis malgaches la réussite dans ce projet, dont l'objectif est de favoriser leur autonomie.
dimanche 8 novembre 2015
Bilan de l'assemblée générale 2015
Notre association est entrée dans sa 10ème année
d'existence. L'assemblée générale du 22 août à Pornic a été riche de
débats. Ils sont
certainement la conséquence d'une évolution inévitable parce que notre
association « grandit », même si elle conserve sa taille humaine et ses
objectifs fondamentaux. Plus de 100 adhérents maintenant. Nous
parrainions au départ 7 enfants, maintenant 33 dont 6 en enseignement
supérieur. Les transferts financiers à Madagascar ont été multipliés par
3 entre 2008 et 2014. Nous avons toujours une très grande confiance
dans le travail de prise en charge des enfants et jeunes au Centre
Handri. Sans ce Centre, sans la compétence et le dévouement de Hanta et
Bertrand, sans votre soutien, ces jeunes ne pourraient construire leur
avenir comme ils peuvent le faire dans un pays où tout va mal.
Le Centre s'est aussi engagé dans un projet ambitieux d'exploitation agricole avec pour objectif de dégager des revenus, à terme. Nous avons accepté de les soutenir mais ceci nécessite des partenariats techniques et des subventions notamment de collectivités territoriales, ce qui implique des évolutions dans nos relations avec le Centre. La relation de confiance par rapport au travail éducatif ne suffit plus. Nous sommes prêts à les accompagner dans ce pari exigeant et ambitieux pour l'avenir...
Jean-Claude Dessaivre
Le Centre s'est aussi engagé dans un projet ambitieux d'exploitation agricole avec pour objectif de dégager des revenus, à terme. Nous avons accepté de les soutenir mais ceci nécessite des partenariats techniques et des subventions notamment de collectivités territoriales, ce qui implique des évolutions dans nos relations avec le Centre. La relation de confiance par rapport au travail éducatif ne suffit plus. Nous sommes prêts à les accompagner dans ce pari exigeant et ambitieux pour l'avenir...
Jean-Claude Dessaivre
mercredi 3 juin 2015
Nouvelles du centre : le terrain près de Moramanga
Depuis plusieurs années, des démarches sont faites pour exploiter un terrain domanial de 40 ha à 150 km de Tana. L'objectif premier est de dégager, à terme, des ressources permettant au Centre un peu d'autonomie financière. Le second objectif sera de donner à terme un travail à 9 familles de paysans. Les démarches sont toujours en cours auprès des services topographiques pour le droit d'exploitation. Un changement de responsable fait espérer la fin de pratiques « douteuses ».
J'ai pu retourner sur ce terrain. Avant de faire des plantations, il faut construire des maisons pour loger ceux qui vont y travailler et en assurer le gardiennage. La première maison est déjà bien avancée (les pluies ont retardé le programme). La 2ème devrait démarrer bientôt. L'objectif est d'en construire 3 cette année. Elles seront habitées quand les 3 seront finies. Il n'est pas envisagé de mettre une famille seule pour des raisons de sécurité.
Les plans de litchis sont achetés. Ceux de caféiers sont prévus. Après les maisons, la priorité sera l'achat du tracteur et du matériel qui va avec. Ceci est conditionné par l'obtention des subventions que nous avons demandées à la région Pays de la Loire et au département de Loire-Atlantique. Nous ferons également une demande à la ville de Nantes en juin. Certains travaux pourront être démarrés avec des zébus. Les semis de pois de bambara sont prévus en novembre.
JCD
mercredi 5 novembre 2014
Nouvelles du centre, rentrée 2014
Scolarité
Nous
avons eu la plupart des résultats scolaires. Il seront transmis aux
parrains. Félicitations à Rojo pour son baccalauréat, à Dimby,
Génie et Nambinintsoa pour leur Brevet et à Mika pour son CEPE.
Deux enfants qui avaient des résultats très faibles dont l'un
allait très irrégulièrement à l'école ne sont plus au Centre.
Tous les autres, en primaire ou secondaire, passent en classe
supérieure. Les passages pour ceux du supérieur n'étaient pas
confirmés lors des derniers mails.
Santé
Un
gros souci au Centre : la santé de Anjarasoa, enfant lourdement
handicapée, parrainée par deux familles de l'association. Elle a
été hospitalisée pendant une dizaine de jours.
Projets agricoles
Le
chantier du terrain agricole de Moramanga avance.... avec toujours
quelques imprévus. Les démarches administratives sont toujours
longues... et onéreuses. Il a fallu refaire 10 000 briques car
celles qui avait été obtenues étaient trop friables. Il y a des
trous faits pour mettre l'engrais. Il faut acheter l'engrais. Ils
espèrent aussi pouvoir s'acheter un motoculteur. Il restait environ
500 € sur les bénéfices de la Course des héros. Ils viennent de
leur être envoyé pour cela. Dès qu'une ou des maisons seront
construites et occupées, ils planteront les arbres fruitiers; il
n'est pas envisageable de le faire avant par crainte des vols.
Le
poulailler fait, il y a quelques années dans le Centre à Tana a été
réhabilité. Les poussins devraient être achetés bientôt. Les
bénéfices escomptés sont prévus pour financer les études
supérieures (nous avions beaucoup parlé de ce point avec eux en mai
et l'estimation des dépenses mensuelles pour les 5 concernés
variaient entre 60 et 90 € par mois).
jeudi 7 novembre 2013
De l'estuaire de la Loire à Ambohidrapeto... l'amorce d'un échange
Au collège de Trignac, à côté de Saint Nazaire, on s'intéresse
au développement durable : un terme fourre-tout, certes, mais
auquel élèves et professionnels tentent de donner du sens. Le thème
de cette année scolaire était la biodiversité. La classe de 6èmeF
estampillée « classe environnement », a donc travaillé
sur ce thème, en faisant le lien entre la biodiversité ici, en
Brière, et là-bas, à Madagacar.
Pour cela, les élèves ont pu
bénéficier d'un partenariat avec le Parc Régional de Brière, et
faire des fiches sur les espèces présentes dans le marais :
ils ont ensuite envoyé le fruit de leur travail aux enfants du
centre Handri. Parallèlement, ils ont envoyé un appareil photo
numérique à Madagascar, pour que les enfants du centre envoient des
photos des espèces animales et végétales de leur environnement
proche.
| Ici, la carrière près du centre |
Les courriers échangés par mail ont permis de faire plus
ample connaissance. Nos élèves ont particulièrement été touchés
par le peu de lien que les enfants qui vivent au centre ont avec
leurs familles, même lorsqu'elles vivent dans les environs de Tana.
Un autre moment fort : la remise des petits cadeaux envoyés par
Hanta pour remercier chaque enfant : portes-clefs,
mini-voitures, lémuriens en raphia ont eu un succès fou ! Même
le principal du collège, qui a échangé par mail avec Hanta, a sa
petite voiture qui trône sur son ordinateur ! Chacun sait
maintenant situer Madagascar sur une carte, nous avons vu ensemble de
nombreuses photos, avons lu un roman qui se passe à Nosy Be... et
lorsqu'ils seront en 5ème, Madagascar sera le pays qui servira à
l'étude du programme de géographie.
L'an prochain, ces élèves ne seront pas tous dans la même
classe : ils ont malgré tout envie de continuer à échanger
avec les jeunes malgaches : nous continuerons donc sûrement, dans le
cadre du Club génération planète à construire ce lien. Les thèmes
de rencontre ne manquent pas : la production alimentaire par
exemple, car il y a un potager au collège, ainsi qu'un troc graines
et plantes, pour développer l'idée de produire soi-même une partie
de ce que l'on mange. Le lien avec le projet de plantation à
Moramanga serait alors assez simple à construire. Ou bien ce
pourrait être autour de la restauration scolaire, qui est en partie
en bio et se fournit auprès de producteurs locaux. Nous pourrions
alors réfléchir à l'aide au projet de cantine. Bref, nous ne
manquons pas d'idées, et Hanta et Bertrand non plus ! Le plus
difficile est de construire un projet qui ne soit pas uniquement dans
l'aide financière même si la solidarité nous paraît une valeur
importante à transmettre. Nous réfléchissons donc encore à la
façon de construire un véritable échange, qui soit enrichissant
pour tous et toutes...
Une petite vidéo sur le projet "développement durable" au collège de Trignac ici
Cécile
Retour de voyage
L'idée
de partir à plusieurs « Amis d'Handri » à Madagascar
avait germé, il y a un peu plus d'un an, à l'AG annuelle. Nous nous
étions rencontré là-bas, il y a huit ans. Pour ce voyage, nous souhaitions revoir les amis, mais
aussi découvrir un peu plus le pays, ses habitants, la culture...
Option retenue, la RN7, un classique, certes, mais indémodable !
Nous n'arrivions pas tous ensemble, mais devions nous retrouver à
Ifaty-Mangily, sur la plage.
Nous
avons d'abord pris le temps de profiter de Tana, et des retrouvailles
au centre Handri : le plaisir de retrouver Hanta et Bertrand, et
leurs incroyables projets, l'émotion en visitant les bébés et
leurs nounous (Elia, toujours présente, est le repère de tous ces
bambins), et puis tout simplement, un repas partagé, où nous avons
découvert ensemble comment était fait une cabosse et une fève de
cacao. Plus tard dans la journée, nous avons profité d'une
promenade dans les rizières pour discuter avec les enfants
parrainés : le bac approchant, un peu d'inquiétude pointait...
Nous
avons aussi pris le temps de la discussion. Pas facile, pour Hanta et
Bertrand, de répondre par la négative aux demandes des habitants du
quartier qui veulent leur confier leurs enfants. La paupérisation
est évidente, et les capacités du Centre sont restreintes. Pas
facile, pour nous, de donner notre avis sur les choix que doivent
faire Hanta et Bertrand : nous leur avons redit qu'eux seuls
pouvaient décider d'accueillir d'autres enfants. Nous avons aussi
parlé du projet agricole, et Violaine et Myrielle ont pu aller voir
le terrain à Moramanga. N'étant pas experts en agronomie, nous
n'avons pas pu non plus les conseiller sur les essences à
cultiver... mais avons redit que nous pouvions faire le lien avec un
lycée agricole, en France.
En
tout cas, leur volonté d'être le plus autonomes possible est bien
réelle... D'ailleurs, la construction des futures chambres d'hôtes
était commencé. Lorsque l'heure du départ a sonné, Hanta et
Bertrand ont décidé de nous ramener...avec le nouveau minibus !
Les enfants parrainés qui le souhaitaient sont montés, on a allumé
la radio, et c'était parti, pour une folle virée en musique !
Et
puis, à nous la RN7 ... Nous nous sommes tous retrouvés à Ifaty-Mangily.
Remisées, les chaussures ! Finis, les jeans... Cinq jours sur
la plage, sans contraintes... ou presque ! Car il a tout de même
fallu se lever de bonne heure, pour aller, en convoi de charrettes à
zébu, voir la forêt de baobabs. A nous tous (nous étions tout de
même 14!), c'est à peine si nous arrivions à encercler le plus
gros d'entre eux !
Pour aller voir les baleines aussi, nous
avons mis le réveil : mais quel spectacle ! Et pourtant,
il a fallu les chercher : que d'excitation dans le bateau ! Il y a eu des cris, des larmes (de
joie, de mal de mer), des chants, des rires... C'était tellement
incroyable !
Les
enfants, ensemble, ce sont fait de nouveaux amis. Ils parlent de la pauvreté,
de la mendicité, des gens estropiés, des enfants endormis, en
haillon, dans la rue. La misère est partout, encore plus visible
qu'il y a cinq ans. Et nous revenons aussi avec ces images-là. Mais
ce que nous retenons tous, ce sont les rires, les rencontres, la
richesse d'une culture, la beauté des paysages, et la douceur de
vivre.
Cécile
vendredi 10 mai 2013
février 2013, visite des Nantais

Déjà trois années que j’attendais ça, retrouver Madagascar, ses habitants si souriants, son ambiance « mora mora », ses paysages, son soleil, la pluie un peu aussi et bien sûr le centre Handri, Hanta, Bertrand et tous les autres.
Toutes les richesses que réserve ce pays que l’on dit pourtant si pauvre, je les ai encore une fois retrouvées, dans mon périple à travers le pays et la RN 7 en particulier et au cours de deux trop courtes journées avec les enfants du centre, Hanta, Bertrand et leurs enfants.
La première fut l’occasion de partager un repas et de distribuer vêtements, livres, lettres venus de France, un petit quelque chose pour chacun des enfants parrainés, qui, chaque fois apporte le bonheur de ce lien qui existe entre eux et nous, même s’il ne faut pas négliger l’importance des objets qui sont utiles et font vraiment plaisir.
La journée d’au revoir fut encore très festive et pour l’occasion tout le monde eut droit à une petite escapade hors du centre, dans une villa somptueuse prêtée par un membre de la famille d’Hanta. Au programme : piscine, billard, baby-foot, orchestre et chant…
Difficile au milieu de tout cela de placer quelques discussions quant aux relations entre nos associations et les projets en cours. Nous avons quand même pu échanger sur l’avancée du projet agricole, d’extension du centre pour accueillir davantage d’enfants et aussi d’une extension qui pourrait servir à accueillir les voyageurs comme nous.
Nous avons même imaginé que nous puissions venir pour participer concrètement à ces projets, aller planter du Ravintsara ou du café à Moramanga (1), monter des briques rouges à Ambohidrapeto (2)… Enfin, si certains d’entre vous étaient tentés par ce genre d’aventure et d’échanges n’hésitez pas à le faire savoir. Au-delà de notre aide, c’est aussi de ces échanges dont nous avons tous besoin.
Erwan Moinier
(1) Moramanga se situe entre Antanarivo et Tamatave, c’est là que se trouve un terrain agricole à exploiter
(2) Le centre Handri se trouve à Ambohidrapeto dans la banlieue de Tana
Inscription à :
Articles (Atom)