Affichage des articles dont le libellé est No comment. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est No comment. Afficher tous les articles

vendredi 3 juillet 2015

La gueule du loup, de Marion Brunet

Un roman jeunesse qui ose parler de prostitution des mineures à Madagascar, un roman jeunesse qui ose parler de tourisme sexuel... Non, Madagascar n'est pas toujours un paradis !
Lou et Mathilde, le bac en poche, s’offrent des vacances au bout du monde avant d’entrer dans l’univers des adultes. Les voilà donc à Madagascar, profitant des délices du soleil, de la plage et d’une nature sauvage. Un peu trop sauvage aux yeux de Lou qui craque face à un insecte aux dimensions géantes. Premier accroc dans ce cadre idyllique : les deux amies se disputent et découvrent que leurs différences peuvent les blesser, voire les séparer. Elles décident  de se rendre à Tana pour retrouver un peu de civilisation.
Dans la ville, Lou retrouve un peu ses repères mais les adolescentes doivent regarder en face l’autre vérité d’un pays aux abois : misère, prostitution, violence… Une femme tente même de leur vendre son bébé. Tout bascule lorsqu’elles découvrent que leur voisin de chambre séquestre une jeune fille de leur âge, la soumettant à une véritable torture, physique et psychologique. Il leur est impossible de ne pas réagir et elles se mettent en danger, se plaçant entre la victime et son bourreau. Cet acte les entraîne dans un périple à travers le pays, les amenant au cœur d’un cauchemar éveillé qui n’aura de cesse de se répéter. 
Un roman complexe, entre thriller et récit initiatique, qui offre aussi de belles descriptions du pays, de ses habitants et des traditions. Publié chez Sarbacane dans la collection Exprim', qui s'adresse à des ados, c'est un roman dur, angoissant. A conseiller aux plus grands...
Est-ce un hasard si un autre roman, un polar publié par No Comment parle aussi de prostitution des mineures et de tourisme sexuel ? Dans La gueule du loup, de Marion Brunet, le prédateur est un homme réellement dangereux. Dans ce polar lu récemment, Filière malgache, de Pierre Maury, il est question de trafic humain, d'esclavage moderne. Petit polar bien ficelé, qui a d'ailleurs obtenu le Prix du livre insulaire, il met en scène un journaliste vasaha, dont l'enquête sur le trafic d'êtres humains évolue de façon imprévue.

Non, ce n'est pas un hasard, ces deux romans parus presque simultanément, c'est que la question est inévitable... Pour plus d'infos, sur ce sujet :  ce reportage de TV5Monde sur l'ONG ECPAT, ainsi que le site de cette ONG.


lundi 18 novembre 2013

De l'eau jusqu'aux genoux dans les rizières...

Décidément, le site de No Comment est une mine ! On y trouve aussi une rubrique "fictions", dans laquelle on peut lire des nouvelles publiées dans le magasine papier. Elles sont signées par Johary Ravaloson, auteur de romans et de livres documentaires sur les Zafimaniry, dont ce carnet de voyage bilingue, plusieurs fois primé :


 Virée nocturne dans Tana pour cette nouvelle, où l'on apprend que " De l’eau, jusqu’au genou dans les rizières, asphyxie les jeunes plants et anéantit toute idée de récolte" . Alors arrête la camomille et fonce !


"C’était en novembre. Une nuit moite puis la brusque fraîcheur d’après l’orage. J’attendais la clientèle sous un lampadaire d’Ampasampito quand je perçus des floc-flocs sur le bitume.Je levai la tête de mon calepin et vis une silhouette chancelante pénétrer dans le halo de lumière."


samedi 9 novembre 2013

PK 18

Je viens de lire un article dans le magazine en ligne No Comment sur l'unité de soins psychiatriques à Tana, PK 18. Soixante lits en psychiatrie pour une ville de deux millions d'habitants, c'est peu ! Surtout si 47% de la population tanarivienne est effectivement atteinte de troubles mentaux et comportementaux... Dommage qu'on ne sache pas d'où vient ce chiffre, pour le moins étonnant. En tout cas, les articles de No comment parlent de thèmes rarement abordés, et sont accompagnés de photos qui ne sont pas des clichés...



Les statistiques sur le sujet sont sans appel : 3700€ de dépenses de santé par habitant et par an en France, et 3.33 médecins pour 1000 habitants, contre 12 € de dépense de santé à Madagascar, et 0.16 médecins pour 1000 habitants...(site statistiques mondiales)

Pour un aperçu des conditions de soin à l'hôpital Befelatanana de Tana, on peut regarder le film Mahaleo, où sont interrogés deux membres du groupe Nono et Dadah, qui y travaillent. Evidemment, il y a plein d'autres bonnes raisons de regarder le film...

service de pédiatrie de Befelatanana
 Alors me reviennent en tête les gens qui demandent une consultation à Hanta, alors que nous sommes dans la voiture, bloqués dans un embouteillage. Ou ceux qui frappent à la porte du centre, pour demander des médicaments.

Au passage, un grand bravo à Linda, la première des enfants du centre à avoir été parrainée, qui vient de réussir brillament son bac, et a intégré la faculté de médecine d'Antananarivo.

Cécile